Egypte 2ème partie
  

Egypte 2ème partie

Qasr Ad Dobarah, Egypte le 08/08/2015

 

Direction pleine Est, où nous circulons à travers le désert, nous trouvons juste un bel arbre épineux, pour nous recevoir sous son ombre pour le déjeuner. Nous voilà au bord de la mer rouge, réputée pour ses exceptionnels fonds marins.
Nous nous dirigeons sur Safaga, petite ville étape pour nous.
Le long de cette côte, rien ne pousse, juste des hôtels qui s'accaparent cette côte et qui confisquent toutes les plages aux voyageurs et aux habitants. Impossible de trouver une belle plage sans se rendre dans un hôtel qui vous fait payer l'accès. Sinon, se baigner à côté, avec les Egyptiens en compagnie, non pas de poissons, mais de pneus, de batteries, de sacs de plastique. Quel dommage !


C'est à Orca resort que nous campons et que nous bullons durant 4 jours. Transat, baignade, masque et tuba à la rencontre des beaux poissons.

 

Pas besoin d'aller loin, juste à 50 mètres de notre transat se trouve de beaux coraux habités par de nombreux et magnifiques poissons.
Nous perfectionnons notre bronzage qui est plutôt bof, bof. J'ai la marque du short, du bermuda, du pantacourt, sans oublier les 2 traits blancs sur les pieds, des tongs. Une merveille !!!
Allez, je redeviens citadine. Je sors la couleur pour les cheveux, la pince à épiler (oh, malheur, il m'en faudrait une centaine), le vernis à ongle, un peu de fard sur les yeux pour les soirées. C'est bon quand même !
Au bout de quelques mois de baroud, on a tendance à s'oublier un peu, on se néglige, on s'habille avec les premiers vêtements qui nous tombent dessus, les poils repoussent, ce n'est pas grave, ça attendra !
Voilà, finit les vacances, nous remontons dans la voiture et retournons sur Louxor. Nous passons une nuit au même hôtel « Rezeiky camp » où notre serveur à toujours la même chemise jaune qui est bientôt noire par la saleté.
Nous sommes le 21 juin, nous achetons une batterie, car notre batterie auxiliaire commence à faiblir. Comme nous partons 4 jours dans le désert, nous avons besoin du frigo.
Nous voilà partis pour quelques jours sur les oasis du désert Libyque. Plusieurs routes s'offrent à nous, mais tout est écrit en arabe, heureusement que nous avons le GPS.

Sur la route un premier panneau nous indique Bagdag ? Sommes-nous trompés de route ?


Et puis à défaut d'un arbre pour notre repas, nous trouvons un arrêt de bus, comme dit JP, qui nous tient bien à l'ombre.


A 20 kms d'El Kharga, la police prend notre numéro de téléphone et nous escorte. En route, ils nous appellent et nous disent : « Nous venons avec vous, vous allez à quel hôtel ? ». Bien sûr, pas question de dormir dans le bush.
Ils nous emmènent jusqu'à l'hôtel, ils vont peut être rester toute la nuit avec nous ! Nous espérons ne pas être escortés durant ces 4 jours. C'est chiant de se sentir suivit comme ça.
Nous dormons à El Kharga hôtel pour pas cher, ils n'ont plus de touristes. On nous offre une belle chambre avec terrasse, mais vue que la clim ne fonctionne pas, c'est dans notre voiture que nous dormons.
Ce matin, 2 militaires se trouvent dans le jardin, nous pensons qu'ils sont restés ici toute la nuit. Maintenant c'est la police touristique qui nous accueille et nous conduit jusque sur la route de Dakhla.
Je regarde dans le rétro, non, plus de police derrière nous !!Enfin tranquille. Et bien non, les voilà, nous sommes escortés jusqu'à Dakhla. Cela ne nous empêche pas d'aller voir à Balat les impressionnants Mastabas datant de la VIème dynastie (2460-2200) av notre ère. Le plus beau est celui de Khentika.

Nous achetons des galettes « gounafa » (grande crêpe pour l'après jeûne du Ramandan), délicieux !


A Dakhla, nous allons au camp bédouin, très sympathique. Dommage, il n'y a plus de touristes mais les proprios l'entretiennent bien en espérant qu'un jour....
Il y a une collection de pierres sculptées par le vent et le sable, trouvées dans le désert. Une merveille !


En fin d'après midi, nous allons voir cet ancien village Islamique, situé à Qsar, entièrement déserté par ses habitants. A travers ce dédale de ruelles nous remontons le temps et derrières ces grosses portes en bois se trouvent des habitations d'un autre âge.

J'en profite pour m'acheter un chapeau en paille, chapeau que tous les agriculteurs portent ici dans cette oasis de Mout.
En sortant de ce village, nous voyons une fumée très noire au loin. On demande ce que c'est, et on nous dit que ce sont les fours des potiers qui sont en activités chaque soir. Donc direction des potiers où nous trouvons des fours dans la plus pure des traditions.
Ces photos qui suivent sont pour toi Michel, notre potier préféré du Beausset !

Un autre mode de cuisson différent de celui vu au Soudan. Somptueux ; Ha ! Si la voiture était plus grande...
Voilà, ce mardi 23 juin, direction vers l'oasis de Falafra, 290 kms de belle route, au milieu de rien. On regarde dans le rétro, oui, nous sommes seuls, plus d'escorte. Hier, la police nous a demandé où on allait dormir à Falafra et elle nous a demandé de ne pas sortir de la route et de ne pas dormir dans le désert. Nous allons camper à Aquasun hôtel au bord de la source chaude, 42°.


Ce matin, départ de bonne heure, pour le désert blanc.
Et nous voilà transportés au milieu de gros champignons de Paris, d'icebergs, d'igloo.
De belles sculptures nous entourent, sculptures dues à l'érosion de roche calcaire. Le spectacle est féerique.


Notre imagination est débordante. Nous voyons de grosses meringues


Nous nous noyons dans ces îles flottantes,


Nous trouvons une belle table pour la bière de JP,


Et rencontrons même ET !!!


C'est tout simplement magique, on s'amuse comme des gosses, à celui qui imagine le plus de choses. Nous trouvons un coin à l'abri sous des palmiers pour déjeuner. Nous sommes à Ain Khadra.


Avant d'arriver à l'oasis de Bahareyya, nous allons voir la Crystal Mountain, une petite montagne veinée de quartz.


C'est chez Halmed Safari que nous bivouaquons, avec un bon repas Egyptien qui est toujours le même (soupe, salade, légumes, riz, poulet), mais c'est bon.
C'est au matin du jeudi 25 juin, que nous prenons la route pour le Caire.350 kms à travers un désert vraiment monotone.
Nous arrivons sur le Caire et notre première vision, est cette saleté qui traîne de partout, des monticules de gravats. Et au loin, elles sont là, les pyramides, encerclées d'HLM. Nous somme déçus et pas étonnés à la fois.


Nous trouvons notre camping avec difficulté, malgré le point GPS :
Un coin tranquille, en plein centre du Caire. Bon les sanitaires, sont bien moyens. J'ai pris mes gants, la javel et j'ai fait un peu de propreté.
Le lendemain, nous nous rendons à l'entrée des pyramides de Guiza. Quels monstres ! Impressionnants ! Mais comment ont-ils fait pour construire de tels monstres architecturaux aussi majestueux ?


Lorsque nous sommes à leurs pieds, obligés de renverser la tête en arrière pour voir leur sommet. Elles en imposent !


Mais voilà, la magie n'est plus là. La ville du Caire envahie ces monstres, elles étouffent, elles manquent de calme. Quel dommage !!!
Et ce sphinx, majestueux qui dominait ce désert face au lever du soleil, aujourd'hui il ne domine que d'affreuses boutiques. Plus de dunes, plus de vue.


Lorsque l'on reste un moment à le regarder, à l'étudier, on a l'impression qu'il se laisse mourir, on aimerait encore croire à ce mystère qu'il a de tout temps été pour notre esprit.
Mais voilà le plateau de Guiza n'est plus stérile. S'ils avaient gardé au moins un périmètre acceptable à ces pyramides.
Comme nous n'avons pas pu garer la voiture sur le parking, près des pyramides,( à cause de notre bouteille de gaz), en fin de visite, nous allons sur l'autre versant et avec l'autorisation de la police, nous montons sur les dernières dunes du Caire en voiture ou nous avons une vue magique sur ces merveilles.
Nous prenons la fameuse photo, que JP rêvait depuis longtemps, le 4X4 et les pyramides de Guiza.


Ce qui est génial, c'est que nous sommes seuls et là enfin, on retrouve cette sensation de présence, de domination. Oui les pharaons sont encore là !
Après la visite du Caire, nous allons au musée Egyptien, mais celui-ci est fermé à cause du Ramadan. Il semblerait qu'il ne reste plus grand-chose dans ce musée, suite à la révolution du printemps arabe. Beaucoup de merveilles ont disparu, d'après les ont dit de certaines personnes...
Donc direction le Sinaï. On passe dans le tunnel pour traverser le canal de Suez. On aurait aimé le voir, mais un grand mur sur plusieurs kms, nous en empêche. Dommage !!


Nous roulons toute la journée pour nous rendre dans le Sud du Sinaï, au parc national de Rus Mohammed.

Un site exceptionnel, une rencontre magique entre le désert et la mer.
L'eau est d'une limpidité incroyable, des milliers de poisons de toutes les couleurs y vivent.
Le site est immense et malgré le nombre important de touristes qui vient plonger ici, nous trouvons une belle plage pour camper. Juste nous et 2 Egyptiens qui nous accueillent avec du jus de fruit et nous offrent un repas à la nuit tombée.

 


Voilà, de nouveau les vacances : Plage, plongée en snorkeling, visite du site et coup de soleil.
Après 2 jours, c'est sur la ville de Charmel Cheikh que nous nous dirigeons, pour y déjeuner. Mais c'est trop sur fait ici. Des centaines d'hôtels où les plages sont leurs propriétés exclusives de celles-ci.


C'est à Dahab que nous nous posons plusieurs jours. Nous prenons une chambre au Crazy Camel Camp, climatisée avec terrasse où l'on peut faire nos repas. 15 euros la chambre, juste à côté de la corniche.
Le lieu est plus authentique et chaleureux que Charmel. Un coup de cœur pour nous.
Ici, la mer rouge s'offre à nous, on peut se baigner où l'on veut, mais surtout faire de la plongée, c'est si beau dessous.
JP n'est jamais resté aussi longtemps dans l'eau, des nageoires vont lui pousser....
Nous faisons plusieurs spots de plongée dont Blue Hole, une fosse de 80 mètres. Trop profond pour moi, l'eau est si limpide, que l'on a l'impression d'être aspiré au fond. Je préfère les fonds moins profonds.


Nous passons encore de belles vacances ici : Baignade, plongée, visite du canyon, ballade le soir sur la corniche avec ses nombreux restos à tables basses et coussins, sortie en Seescope pour voir les fonds marins.

 

Voilà, nous sommes le 02 juillet 2015, nous nous dirigeons sur Noweiba, pour réserver notre bateau pour la Jordanie. Nous ne nous sommes pas arrêtés à Ste Catherine, vu les évènements dans le Sinaï, on veut prendre la température avant. L a police nous dit qu'il n'y a pas de problème, qu'on peut y aller. Alors on verra demain.
A Noweiba , nous allons au camp bédouin « Freedom », un endroit calme au bord de l'eau avec une case en paille avec tapis et matelas, pour faire la sieste.


Nous n'allons pas à Ste Catherine, mais nous allons voir, le canyon coloré à 30 kms de là. Notre bédouin nous accompagne et heureusement, car il y a quoi se perdre.


Nous sommes le 04 juillet 2015, nous nous dirigeons au port de Noweiba pour embarquer sur le ferry qui nous mène en Jordanie. 350 euros la traversée. Heureusement pour nous, un policier maritime monte dans notre voiture et nous emmène faire nos papiers de sortie du territoire Egyptien.


Pour les papiers, rien de sorcier, comme d'habitude. Mais pour se diriger dans le port, c'est une autre affaire. Heureusement que ce policier nous encadre. Nous n'avons rien payé pour la sortie, juste une étrenne pour notre policier.
Que dire de l'Egypte ? Un pays où tout le monde peut trouver son bonheur. De l'amoureux des pierres, des temples, de l'amoureux du désert, de l'amoureux de la plongée...Nous avons eu un bel accueil, comme de partout. Un peu trop de contrôles à notre goût.
Nous avons adoré le Sinaï. Pourtant c'est un désert de montagnes pelées. C'est un endroit où on aimerait revenir rien que pour ses fonds marins uniques au monde et pour son ambiance Bédouine.
Nous avons fait 4000 kms en Egypte.

 

 

 

 

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