KENYA
  

KENYA

Nairobi, Kenya le 23/04/2015

 

Entrés le 29 mars 2015 par la frontière Horo Horo. 50$ pour le visa d'une durée de 3 mois et possibilité de payer en euros. Formalités très rapides. Nous avons rempli les fiches de renseignements, ils ne les ont même pas vérifiées.
5 kms plus loin, la douane, aucun problème, le CPD signé.
Bienvenue au Kenya.
Nous faisons peu de kms, car nous voulons profiter encore des plages Indiennes et de ces fonds marins, habités par de si beaux poissons. C'est à Shimoni, que nous allons dormir, sur la pelouse de « Shimoni Garden » face à la mer et l'île de Wasini : 4°38,578S/ 39°22,038E. Pas de douche, juste un toilette, pour 10 euros au lieu des 40 au camping.


Nous prenons le bateau, pour aller plonger sur les coraux de « Kisite-Mpunguti Park National marine », un des plus beaux du Kenya.


Ca bouge, il y a de la houle. Prendre des photos, devient difficile, le temps d'appuyer sur le déclencheur et juste la mer ou le ciel apparaît.


C'est dans une grande piscine au large de Wasini, que nous plongeons. Eau turquoise, entourés de poissons de toutes les couleurs et aux formes étonnantes (poissons perroquets, poissons chirurgiens, poissons clowns et d'autres) qui tourbillonnent autour de coraux multicolores.


Après cette belle plongée, nous allons sur l'île, déguster des crabes et du poisson grillé. Une belle journée, la visite du Kenya commence bien...


Maintenant, direction « les plages de Tiwi », dans un camping « Twinga », au bord de plage, à l'ombre des cocotiers, avec une eau à 28°. A marée basse, de belles piscines apparaissent où de magnifiques poissons sont prisonniers.

 

Nous  retrouvons ici, un couple de Suisse Allemand, rencontré en Afrique de Sud, qui font le même voyage que nous.
Nous profitons de cette eau, un peu trop chaude, car après, les plages Indiennes seront terminées pour nous. Il fait chaud, un peu humide, mais pas tant que ça, malgré que nous soyons près de l'équateur. Sur la plage, 2 pêcheurs black nous suivent régulièrement, lorsque nous nous baladons à marée basse. Ils sont toujours derrière nous et quels pêcheurs ! Il faut les voir faire, ils nous ramènent même une langouste. Nos 2 labradors noirs sont des pros de la pêche.


Des centaines d'oursin apparaissent, mais ils ne les mangent pas ici, dommage que nous n'aimons pas ça.
Voilà, nous sommes le jeudi 2 avril, direction Mombasa par le ferry. La traversée est courte et rapide. Il faut éviter de le prendre entre 16 h et 20 h, trop de monde. En sortant du ferry, nous prenons à droite, au rond point, pour nous rendre au KWS (Kenya wildlife service : 01°03,908S/39°40,750) afin de prendre une carte et payer notre entrée pour le parc Amboseli . Si l'on rentre par la porte Sud du parc, il faut payer avant, sinon, par la porte Nord, on paye sur place.
Sur le bord de cette route, beaucoup de personnes font des chips, un vrai régal, une merveille. Mais quel boulot !
C'est au « Hides Inn campsite », que nous dormons. Enfin un peu, car il fait très chaud et pas d'air. On était mieux sur la plage.
Le lendemain nous visitons la vieille ville de Mombasa,

 

nous déambulons à travers ses ruelles étroites, nous goutons à toutes sortes d'épices, des fruits bizarres. Nos papilles sont complètement affolées par toutes ces nouvelles saveurs.

 

Nous achetons des tongs faites maison et, Sultan, notre soit dis en guide, nous présente à de nombreuses personnes.


C'est dans l'après midi, que nous prenons la grande route de Nairobi. Une route infernale, des camions, énormément de camions, une vraie galère, un grand danger.
A Kambu, nous tournons à gauche pour trouver un coin pour dormir. Une voiture à contre sens s'arrête, l'homme nous demande si l'on est perdu. « Non, on cherche un endroit tranquille pour dormir ». Et, celui-ci nous propose son jardin, il ne veut pas que l'on dorme dans le bush, suite à la fusillade qu'il y a eu à l'université au Kenya. Nous nous posons à coté de la bergerie, du poulailler et de l'étable. Une belle famille, très accueillante, très discrète.
Au matin, nous visitons les lieus, nous sommes présentés à la maman et à la famille. Nous apprenons qu'il travaille pour le gouvernement et nous laisse ses coordonnées pour la suite du voyage, au cas où nous rencontrons un problème.


A Emali, nous prenons la piste, direction le parc Amboseli . Nous rentrons par la porte de Kimana. A l'entrée, un Massaï nous demande de l'emmener dans son village qui se trouve à l'intérieur du parc. Et comme on ne dort pas dans le parc, à cause des prix élevés, il nous propose de dormir à côté de son village pour 20$. Nous acceptons et les gardes à l'entrée du parc acceptent.


Nous voilà, dans ce beau parc d'Amboseli. Petit, mais beau, surtout avec le Kilimandjaro en dernier plan, qui nous domine.


Des animaux, nous en voyons. Enormément d'éléphants, des lionnes, des zèbres, des buffles, des gnous, des hippos, des gazelles etc....


Pour notre dernier parc visité, de notre long voyage, nous sommes enchantés. Par contre, c'est un parc très poussiéreux, nous sommes parfois obligés de stopper la voiture, car nous ne voyons plus la piste.


Le soir, nous assistons à la traite des vaches avec les Massaïs, nous visitons ce beau village et assistons à une soirée de danses et de chants.


Tous les danseurs nous accompagnent à notre voiture en chantant et nous font une prière, pour la suite de notre voyage. Un peu émouvant, quand même.
La visite de l'école a été un moment fort agréable.

 

Avant de partir, les femmes ont exposées tous leurs bijoux confectionnés par elles pour nous les vendre. J'explique à notre Massaï, que je ne peux pas acheter à toutes les femmes. Des colliers et des bracelets, je ne sais plus quoi en faire. C'est comme les clés 3 G...


Ce 5 avril, nous sortons du parc Amboseli, par la porte de Namanga et décidons de prendre une petite piste, pour rejoindre la route de Nairobie. L'orage est passé par là, il a tout inondé, la piste est sous l'eau, la boue colle aux pneus.Ca devient vite la galère, car on roule au hasard, toujours avec la peur de tomber dans un trou. Arrivés à Selengei, le gué est en cru et s'est effondré. Devant nous, un Kenyan avec son 4x4 est passé sans contrôler, trop l'habitude de passer par-là et, là, la moitié du véhicule disparait sous l'eau.

 

Une voiture essaye de l'aider, sans succès. Sur un rocher à côté de nous, une jeune femme enceinte jusqu'au bout, attend son mari. Je m'aperçois qu'elle a des contractions, elle est male.
Nous prenons la relève et le jeune couple prend le chemin de la maternité qui se trouve à 70 kms de là, 70 kms de piste. Il aura fallu 2 4x4 pour sortir cette voiture de sous les eaux et beaucoup de temps.
Nous faisons demi-tour, pour prendre une autre piste. A quelques kms de là, nous retrouvons notre jeune couple, enlisés jusqu'aux portières. Nous les aidons à sortir et faisons la route ensemble.

 

Plusieurs fois nous les sortons de l'eau, de la boue, jusqu'au moment où il est impossible de les aider. Le jeune couple abandonne leur voiture, prend leurs affaires et embarque avec nous dans le 4x4 ; Lui à l'arrière, elle devant à ma place, et moi, sur la boite à gant. La piste est longue, les contractions sont de plus en plus rapprochées. Et si elle accouche dans la voiture ?
Nous trouvons le goudron, plus que 20 kms ! Il fait nuit noire, la visibilité est mauvaise, JP roule vite, et là, devant nous, une petite lueur .Un contrôle de police. Je crie à JP : « freine, freine ». On glisse, les pneus sont gorgés de boue et c'est à 50 cm des herses que la voiture stoppe.
On a hâte que cette journée se termine, et c'est à 21 heures, que nous déposons Catherine et Richard à la maternité. Catherine est pliée en deux. Nous sommes soulagés, eux aussi, elle est entre de bonnes mains maintenant.
Nous prenons un hôtel, car nous sommes couverts de boue et crevés. JP n'a plus de chaussures, elles sont restées dans la boue, il est en slip.


Une jolie petite fille est née. Son 2ème prénom, Joëlle !
C'est après une bonne douche, une bonne nuit, un bon petit breakfast que nous arrivons sur Nairobi.


Nous nous installons au JJ'S (camping et backpakers pour grands voyageurs) :
Nous trouvons des voyageurs qui remontent en France comme nous, en voiture, en moto, en stop.

Un grand atelier mécanique, avec de bons mécanos à la disposition des voyageurs, pleins de renseignement, des points GPS, une bible pour les voyageurs. Nous sommes comme à la maison ici, un coin vraiment sympa.
Nous avons reçu nos passeports avec nos visas de l'Ethiopie (merci les Roustand) et le téléphone satellite de Nicolas, car nous avons perdu le notre. On est nul, (merci Nico).Pour info, il est impératif de faire son visa d'ETHIOPIE dans son pays d'origine, sinon, nous sommes refoulés à la frontière.
Nous faisons notre demande de visa pour le Soudan : 01°18,140S/36°48,452E , en 2jours c'est ok, pour une durée de 2 mois.
Nous remplissons notre bouteille de gaz : 01°18,460S/36°51,056E
Nous allons à l'immigration et à la douane, pour nous renseigner sur les formalités à suivre, car nous voulons passer par le lac Turkana et rentrer en Ethiopie, par les pistes du lac. Mais voilà, vue les évènements, ils refusent et nous demandent de passer par la frontière de Moyale.
Nous mangeons avec Rémi et sa copine, Noëla, un copain à notre neveu Ben, qui a passé 1 semaine de vacances, chez nous à Toulon, il y a 15 ans. Une belle soirée.
J'en profite pour envoyer la 2ème partie de la Tanzanie, sur le blog, en musique, car à côté de moi, un jeune Sud Africain, joue de la guitare. JP travaille sur la voiture.
Nous avons de nouveau une souris dans la voiture. Chris(le proprio de JJ'S), nous a donné une nourriture pour la tuer, elle a tout mangé, mais elle n'est pas morte et on ne la trouve pas.
Ce soir, nous allons tous au resto car Reg, un Sud Africain et un jeune, donnent un concert à Nairobi. Reg fait le tour du monde, avec son Land et tous son matos de musique avec lui. Il finance son voyage grace à la musique. Un personnage, à connaître...


Nous disons au revoir à notre chilien, qui fait le tour du globe en moto.


Comme nous sommes sur Nairobi, nous en profitons pour aller au « David Sheldrick wildlife trust », un orphelinat de bébés éléphants. La visite se déroule de 11h à 12h, afin d'assister à la tétée et à la récréation des bébés. Impossible de ne pas craquer devant ces 2 éléphanteaux de 5 mois. Les autres, plus âgés sont aussi craquants. Un vrai spectacle, un bon moment de tendresse, des vrais gamins lorsque les soigneurs leurs versent des pelletées de terre sur leur corps. J'en aurais bien ramené un avec moi à Montagny...

 

 

 

C'est le lendemain, que nous allons sur le mont Kenya (5199m), où nous passons 3 jours à tourner autour de cette belle montagne. Nous dormons à Timau au « River Lodge » entourés de canards et de paons. Ca change des coqs.


Les paysages du Nord et de l'Est du mont Kenya sont agréables à regarder. Beaucoup de cultures de bas en haut des montagnes, des rizières à perte de vue, des champs de blés, pas une parcelle non cultivée, ce qui est un vrai drame pour les bovins. Obligés de brouter l'herbe des bords de route.


Sur ces mêmes bords de route, les agriculteurs font les foins, les meuniers de la farine, un spectacle à chaque détour de virages


C'est au camp Malta, que nous passons notre 2ème nuit, vers Kamahuka, en compagnie de 35 instituteurs et professeurs, qui font un stage dans le bush. Une première pour certains.
Nous revenons sur Nairobi pour 2 jours, toujours au JJ'S.
Nous sommes le 17 avril 2015, nous partons de Nairobi et nous nous dirigeons sur le lac de Naaivasha, grand lac d'eau douce à 1884m d'alt. Le plus haut lac de la Rift Valley. Le coin est sympa, mais il est entouré de cultures de toutes sortes et de serres de roses. Donc, il est difficile de l'approcher. Après avoir dormi au camping de Carnelley's, sous de beaux acacias aux troncs jaunes et au bord du lac,

 

nous décidons de faire le tour de celui ci, avant de reprendre la route pour le lac de Baringo. Quelle belle idée, nous circulons sur une route et piste entourés de girafes, zèbres, d'impalas, phacos, des élands.


Vraiment très sympa. Il n'y a pas de prédateurs ici, et ça se ressent, car les animaux sont d'une tranquillité.
On vient de passer de nouveau l'équateur. Nous sommes à Lomolo en direction du lac Baringo. Nous voici en hémisphère Nord. Un petit appel à notre copain LoÏc.


Nous voici au lac de Baringo où nous dormons au camping Robert's. C'est à l'aube, le lendemain, que nous partons en pirogue pour longer ce lac et découvrir les nombreux oiseaux, crocodiles et hippos.


De nombreux pêcheurs, à califourchon sur des frêles esquifs faits de troncs minces liés de bois léger, jambes dans l'eau, ne craignant pas les crocodiles, pêchent tranquillement.


Ce lac est habité de 13 îles. Après cette belle balade sur l'eau, nous partons sur l'Est, par les pistes à travers la Rift Valley pour rejoindre la grande route (B 2), qui nous emmène en Ethiopie. Un circuit magnifique, avec des paysages dignes de la Namibie.


Nous dormons dans le bush, près d'un village(les cousins des Massaïs), l'accueil est festif, le coin tranquille et une vue époustouflante sur la vallée. Ils ont tous leur lance avec eux et sont très curieux de notre voiture.


C'est le 21 avril, que nous retrouvons la B 2, belle route en construction. Parfois nous retrouvons une piste en taule ondulée et ensuite de la belle route.


A Marsabit, nous logeons au camping « Henry », peu cher et sympa où nous trouvons des Anglais qui arrivent du Soudan et de L'Ethiopie. Bien sûr, nous passons la soirée à nous échanger des adresses, des points GPS pour la suite de notre voyage et pour la suite de leur voyage.


Une belle adresse pour couper ce long trajet. Ce mercredi, nous restons chez Henry, JP doit réparer 1 pneu et faire quelques réparations sur la voiture. Elle commence à souffrir...
C'est demain, jeudi 22 avril 2015 que nous quittons le Kenya.
Encore un beau pays visité, des belles connaissances, un climat très agréable, de belles aventures.
Bye, bye le Kenya avec cette belle photo d'enfants Kenyans qui représente l'accueil chaleureux de ce pays.

 

 Nous avons fait 3000 kms.

                                    

 

 

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