TANZANIE 2ème partie
  

TANZANIE 2ème partie

Dar es Salaam, Tanzanie le 12/04/2015

 

C'est la mardi 10 mars 2015, que nous rentrons dans le parc du Serengeti par la porte N'dabaka. 60 $ l'entrée par personne, 40 $ pour la voiture, 30 $ pour le camping par personne et tout ça par jour. A ce tarif, on espère voir des animaux, et être surpris !!! Nous y restons 2 jours et 2 nuits, 440 $ pour nous !!


On était prévenu, akunamatata ! Nous sommes dans le pays de Simba !
Nous voilà rentrés dans ce grand parc du Serengeti « terre aride et étendue » en langue Massaï, 14763 Km2. C'est si vaste, que l'on se dit : « On ne va pas voir les animaux ». Et bien non, on les voit, on les sent, on les admire. Petits, grands, toutes les espèces y vivent.
Des milliers de gnous, des centaines de zèbres à nous faire tourner la tête.


Des éléphants dociles où l'on peut s'arrêter près d'eux ,


Des lions tranquilles et d'autres à l'attaque,


Des gazelles de toutes sortes toujours aux aguets, qui broutent dans des paysages de savane Africaine, comme on voit dans les grands reportages animaliers.


Des étendues à perte de vue d'une grande beauté où poussent les acacias, les arbres à saucisses.


De temps en temps des îlots de roc se dressent où les léopards aiment s'y réfugier.


Nous sommes en admiration devant tant de beauté et par la multitude des animaux. Nous sommes des fourmis parmi eux, ils ne nous calculent pas. On les observe, ils s'épient, se guettent, se dévorent, la nature sauvage avec un grand N.
On y ressent une belle harmonie, l'esprit de famille, quelques injustices, de la solidarité contre l'ennemi, de la violence.


Et ce campsite »Pimbi » où l'on dort, en pleine savane, juste un coin sanitaire et une paillote grillagée pour cuisiner tranquillement sans se retourner au moindre bruit.

Obligés d'aller au toilette derrière un arbre car les sanitaires sont entourés de buffles. Et la nuit, c'est avec le cri des hyènes près de nous, que nous nous endormons.


Et oui, nous avons été surpris ! Le parc des superlatifs, d'une beauté époustouflante.


Après un beau safari, nous quittons le parc par le nord, par la porte Klein's et nous nous dirigeons au bord du lac Natron. A peine sortie du parc, nous nous trouvons déjà chez les Massaï, peuple d'éleveur. Ils m'impressionnent avec leurs habits, leurs oreilles percées qui tombent. Plus d'animaux ici, les Banjos les chassent. Nous apercevons 3 springboks, on leur dit de partir dans le parc, ils seront plus en sécurité, mais ils n'ont pas compris !!

                            
Nous sommes surpris par la piste, on s'attendait à pire. Plus on s'approche du lac, plus la température augmente, malgré que nous soyons toujours en altitude. Et là, devant nous, le lac Natron, blanc comme neige, un endroit magique, encore un !


Il est dominé par ce volcan « Oldoinyo lengai 2870 m », le seul de la planète a émettre des carbonites, laves riches en carbonates de sodium.


Ce lac collecte les eaux de pluie, qui se chargent du sel du volcan. Il est entouré de villages Massaï dont Engare Sero où nous passons la nuit dans un Lodge « Lengai lodge » à bord de notre voiture, juste après le pont.

Celui-ci surplombe le lac, un bel endroit, sur les hauteurs avec une vue magnifique sur le lac Natron, les villages Massaï, les montagnes. Loin des moustiques, de la poussière et une vue sur le volcan dont son cône est blanc comme neige du à sa lave chargée de carbonite et pauvre en silice, qui en refroidissant devient blanc.


Engare Sero est comme Opuwo en Namibie. Une ethnie, les Massaïs, dans une petite ville. Une autre planète. On se sent observé, certains nous sourient, d'autres ont le regard sombre. Je suis toujours impressionnée par ce peuple, les Himbas ne m'ont pas fait autant d'effet. Demain, nous essayerons de mieux les connaitre, en allant se promener dans leur grand village.
Il fait très chaud ici, c'est le coin le plus chaud de Tanzanie, 40, 43°
C'est à 6 H du matin, que nous partons avec Samuel sur les berges du lac, voir les colonies de flamants roses nains. A cet endroit, le lac est un peu asséché. Nous stoppons la voiture sur du dur, avant de s'enfoncer dans la vase et partons à pieds.


Et c'est nous qui nous nous enlisons, on s'enfonce, on a de la boue plein les jambes. Dès que l'on veut prendre une photo, les pieds se scotchent au sol. Le paysage est grandiose, avec le lever de soleil les couleurs sont d'une pure merveille.


Après ce bon bain de boue, nous allons voir les empreintes d'hommes sculptés dans la roche, datant de 120000 ans.

                                                 

                                  A midi, nous filons à pieds à la cascade, toujours avec Samuel. 40 mn de marche, une fois sur les rochers le long de la paroi, une fois dans l'eau et ainsi de suite, jusqu'à cette cascade rafraichissante, un beau site.


Il ne manque pas d'eau ici, tout le village l'utilise et ils ont grimpé des mètres de tuyaux pour récolter cette eau.
A 18 heures, nous allons voir un village Massaï. Nous sommes attendus, les femmes avec leurs bijoux à vendre, les enfants qui veulent tous te donner la main et les mouches. Ha, les mouches, des centaines, des milliers. Elles se collent à toi, te rentrent dans les narines, dans la bouche, elles piquent, ça devient insupportable.


Nous rentrons à l'intérieur de leur hutte faite de bois et de bouses de vaches. Une cuisine sombre, très sombre et 2 chambres avec des peaux de vaches pour s'allonger. Il y fait une chaleur à mourir et les mouches sont toujours là. Les femmes Massaïs ont les cheveux rasés, les oreilles décollées à cause de leurs bijoux lourds accrochés en haut de l'oreille. A force, celles-ci finissent par tomber en avant. Leurs lobes sont découpés en forme d'anneaux, parés de bijoux en perles ainsi que ceux des hommes.


Ils nous font une démonstration de chants et de danses, tout ça dans le purin séché des vaches, envahie de mouches. Samuel est éclaté de rire de me voir me battre avec les mouches.

Tour à tour, on enlève ces mouches qui sont sur le visage d'un enfant, il en est recouvert. Mais comment font-ils ? A devenir fou !

                                                
Une fois dans la voiture, on éclate de rire tous les trois, on n'en peut plus et on chasse les dernières mouches de la voiture qui nous ont suivis. On file au village et on fait le tour de celui-ci à pieds. On s'arrête au bar local qui vend de l'alcool local, c'est sur on ne va pas rester des heures attablés ici !
Merci Samuel pour cette insertion dans le monde Massaï.
Le lendemain matin, en quittant les lieux, nous avons la mauvaise surprise de trouver une barrière où on nous demande un droit de passage ; 45 $. On a déjà payé 40$ pour aller voir les flamants, la cascade (pour la communauté), et ils nous disent, qu'il y a encore 2 autres barrières plus loin, où il faut payer 10$ par personne à chacune d'elle. 80$ pour circuler sur cette piste minable, qui rejoint Karatu.
JP est vert, et il ne se gène pas pour leur dire ce qu'il pense. Taxe gouvernementale, avec reçu, ils sont fous ces Tanzaniens. Ils prennent vraiment les touristes pour des vaches à lait.
A Karatu, nous dormons au camping du Kubu Lodge, avant de filer, cette fois ci au Ngorongoro « huitième merveille du monde ». Nous pensons y rester 2jours, 1 nuit au camping « simba » situé sur sa crête et 1 jour à l'intérieur de ce jardin d'Eden, ce fameux cratère.
Que dire de plus, tout simplement exceptionnel, grandiose, magnifique, un décor de rêve, un spectacle éblouissant de la nature et de la faune sauvage.
Se trouver sur les crêtes de ce volcan et admirer 650 m plus bas ce cratère de 20 kms de long et de 16 kms de large, est tout simplement géant.

La descente de celui-ci est assez raide et plus l'on descend, plus le spectacle est saisissant. Les animaux de toutes sortes sont là, à paître dans ce cratère, à se baigner dans ses eaux et à se cacher dans sa forêt.
Nous en prenons plein les yeux.


On a faillit ne pas descendre, car nous n'avions pas de rangers avec nous. Heureusement Nelly, un guide Tanzanien que JP a dépanné hier au soir au camping, nous fait rentrer et nous dit de le suivre à l'intérieur, car ils ont des radios et tous les guides se contactent lorsqu'il y a des scènes d'animaux intéressantes à voir.


On s'est régalés, on a pris des centaines de photos. Le prix est excessif évidemment (nous sommes en Tanzanie), mais aucun regret.


Nous repassons une nuit à Karatu et ce mercredi 18 mars, nous nous dirigeons vers Moshi et Il est là, devant nous, ce vieux et grand monsieur chevelu de blanc, de plus en plus dégarni, il nous salue, nous fait un clin d'œil avant de disparaitre dans les nuages. Qui ? Kili, le Kilimandjaro. Encore une exception, la seule montagne enneigée si près de l'équateur et non reliée à une chaine de montagne, le solitaire, le seul au monde.


Nous nous dirigeons au camping du Honey Lodge, mais il n'existe plus. On nous indique un lieu, qui fait camping, juste à côté. Surprise ! Nous arrivons dans une école maternelle. Dans le jardin, un beau coin de bivouac avec sanitaires et abri éclairé. 20$ la nuit, et cet argent sert à acheter des denrées alimentaires pour le repas des enfants : S3°21,132/E37°23,020.
Comme c'est sympa, ces petits bouts habillés de rouge et de bleu. Certains viennent se blottir dans nos bras, d'autres se contentent de nous saluer et d'autres plus téméraires osent nous demander à boire.


On les entend chanter en Swahili «Frère Jacques », réciter l'alphabet, compter. Ils apprennent déjà l'anglais et nous sommes surpris de voir, comme ils le parlent bien. Une classe pour adulte est réservée « seconde chance » comme il l'appelle.
Nous sommes au pied du Kili, et ce matin, il a bien voulu se montrer de toute sa hauteur 5895m.
La ville de Moshi est très agréable, fluide, on y trouve de tout et oui du « Ricard ».
Nous prenons la direction de Dar Es Salaam et trouvons des immenses plantations d'agave à perte de vue. Plantes qui donnent la fibre « le sisal ».


A Mombo, nous prenons à gauche pour aller faire une dernière halte d'altitude à Lushoto .Quelle coïncidence, comme au Lesotho, la montagne est cultivée de bas en haut, pas une parcelle non cultivée sur ces terrains escarpés. Des bananes, des tomates, du maïs, de la canne à sucre, du tabac, des pommes de terre, les ananas, les avocats, tout pousse ici.


Nous allons au camping de Louis, juste avant Irente View Lodge, qui fait également camping. L'endroit est somptueux, une vue époustouflante sur la vallée avec de magnifiques villages.

                          
Nous allons avec Louis, nous promener à travers ces sentiers escarpés, admirer les cultures presque à la verticale. Nous allons au bar local, boire le rhum, qu'ils font eux même, grâce à un pressoir très artisanal.


C'est bon, et nous dansons avec les femmes, qui sont heureuses de nous voir là.


A la « Farm Lodge », nous achetons du fromage de vache, des confitures confectionnées par eux même. Il y a également un camping ici, le coin est superbe.
JP profite de la fraicheur du lieu pour changer ses disques et plaquettes de frein, ainsi qu'un roulement qui fait du bruit. Il a Pascal comme assistant, qui lui a confectionné un bouchon en bois (car nous avons perdu celui-ci) pour le graissage des bols.


Il faut continuer, on était bien ici ! Maintenant direction la côte Indienne. On s'y attendait un peu à avoir la pluie. Normalement, au mois de mars et d'avril, c'est la grande saison des pluies, mais depuis notre entrée en Tanzanie, nous n'avons eu que du beau temps, avec une température très agréable. C'est accompagné d'averses douces et parfois violentes, que nous arrivons sur la côte.
C'est à Bagamoyo, que nous nous posons. Mais nous ne restons pas, la mer est sale à cet endroit et à part l'église catholique qui fut la première construite en Afrique le l'est, il n'y a rien à voir ici.

                              
Nous filons sur Dar Es Salaam à Kikamboni au Sunrise Resort Hôtel. Ils ont un beau camping, une belle plage, un beau bar et resto, un spa et sont très sympas.


Ce lundi 23 mars 2015,nous prenons le touc touc, pour nous rendre au ferry afin de rejoindre Dar Es Salaam.

Nous devons refaire une demande de permis de circuler car la notre est périmée depuis aujourd'hui. On achète un parapluie avant de prendre le ferry, car il pleut de plus en plus .A la descente du ferry, on achète un 2ème parapluie, car se sont des seaux d'eau qui nous tombent sur la tête. Et là, quelles belles rencontres nous faisons ! Je ne pensais pas faire de si belles rencontres, en me promenant sous la pluie avec un parapluie. Tu marches, un bras s'accroche au tien, une femme, un homme s'abrite sous ton parapluie, on discute en faisant un bout de chemin ensemble, disparait et un autre bras s'accroche et ainsi de suite.
En rentrant en France, je vais faire l'expérience, pour voir la réaction des gens...
Nous nous dirigeons au « Tanzania revenue authority » pour renouveler notre permis de circuler. Nous tombons sur un monsieur charmant qui nous redonne 1mois gratuitement. Et, nous partons toujours à pieds, car avec la pluie, tout est bouché, il y a des voitures dans tous les sens, à l'ambassade du Soudan, nous renseigner. La aussi, une charmante dame nous explique les formalités à faire à Nairobi.
Nous rentrons à notre camping en ferry et en touc touc, trempés jusqu'aux genoux, avec un parapluie déchiré, déjà ! Bon, 2,50 $, chinois en plus...
Maintenant repos au Sunrise, face à l'océan Indien, bordé de cocotiers, des paillotes pour se tenir à l'ombre, des relax en bois pour nous accueillir. Devant nous, des dhows, des tankers naviguent ; C'est d'un calme, on redevient vite fainéant.
Allez, on change de plage, comme dit JP : « le sable est trop blanc ici ! ». Nous filons sur Tanga, près de la frontière Kényane et allons sur Kigombe, en bord de plage. C'est au camping « Peponi » que nous nous arrêtons. Un endroit bien charmant, sauvage, un décor typique, un vrai coup de cœur pour nous. Il ne manque rien : La paillote, en face de nous l'océan avec une plage à perte de vue, sans vague, un vrai lac. Des hamacs, des relax en cordes, une piscine, un bar, un resto, une bibliothèque, le tout sous les cocotiers...Le paradis, pas envie de partir.


Nous faisons une sortie en dhow avec 2 plongées en mer, en masque et tuba. Nous voyons de magnifiques poissons et coraux. Après nous prenons un lunch sur « Sand Island », une dune de sable au milieu de l'eau, dénudée, juste quelques oiseaux et une tortue.


C'est à la tombée de la nuit, que nous arrivons à notre camping.

Voilà, notre séjour en Tanzanie s'achève en beauté. Un pays où nous nous sommes régalés, des paysages variés, une population accueillante et extrêmement polie. Les 2 parcs visités étaient splendides, juste onéreux.
Nous quittons la Tanzanie ce dimanche 29 mars 2015 ; Nous avons fait 5800 kms dans ce pays.

 

Commentaires



Autres récits de voyage

Autres Recits en Tanzanie