TANZANIE 1ère partie
  

TANZANIE 1ère partie

Kigoma, Tanzanie le 24/03/2015

 

Nous voilà en Tanzanie. Nous sommes le lundi 23 février 2015. Il est 13 h 30 et c'est par la frontière d'Ibanda que nous rentrons. Les formalités furent rapides.
Visa : 50 $US par personne (3 mois).
Taxe frontière : 25 $ pour 1 mois, 45 $ pour 2 mois.
Assurance carte jaune qui couvre : Tanzanie, Kenya, Egypte Soudan, Ethiopie et d'autres pays déjà visités. 120 $ pour 4 mois.
On roule toujours à gauche et on parle toujours anglais, quoique la langue officielle en Tanzanie soit le Swahili.
Le diesel est à : 1840 SHT (shilling tanzanien).
1 euro = 2000 SHT.
Nous nous dirigeons sur Mbeya. La route est bordée de bananiers, plein de bananiers et les collines sont recouverts de culture de thé.

Nous montons en altitude, l'air devient frais.
On se fait arrêter car nous avons été pris au radar à 57 kms/h au lieu de 50. On fait les touristes qui ne comprennent pas l'anglais et ça marche, ils nous laissent partir.
Les vélos sur la route ont disparu, plus de marcheurs, le Tanzanien circule en moto, en taxi moto.
A Mbeya, ont se dirige vers l'hôtel qui fait camping, mais celui-ci est fermé. 2 petits jeunes montent avec nous et nous emmènent vers un petit hôtel, pas cher et confortable pour le prix. La salle d'eau est bizarre, la douche se trouve entre le lavabo et les toilettes. Il va falloir s'organiser.


Nous avons commandé 2 beefs frites dans un petit resto et c'est sur notre lit, que nous buvons notre bière et mangeons notre chocolat. La moustiquaire est adaptée au lit, cette fois ci...
C'est ici, que nous faisons nos achats de carte Sim et clé 3g. On va bientôt monter un commerce à force, et avec tous nos numéros de tel : « Nous sommes un vrai annuaire » comme dit ma sœur.
Nous prenons la direction de Tunduma. La route goudronnée est complètement déformée par les poids lourds, on a l'impression de rouler dans des ornières. Un vrai casse gueule pour les motos.


Ca doit être le jour de nettoyage à l'école, car tous les enfants, habillés en uniforme sont dotés de pelles et de pioches, et les tous petits de balais Africain. Et, ce qui nous amuse, est de voir toutes ces femmes, si habituées à porter des charges sur la tête, que même lorsqu'elles n'ont qu'un parapluie, elles le posent également sur la tête.
De Tunduma, nous prenons le nord vers Sumbawanga, et c'est à 20 kms environ de cette ville, que nous trouvons un beau coin de bivouac. Nous sommes en altitude à 1800 mètres d'alt. ,tout est vert et montagneux autour de nous.
La région est bien pauvre, une région agricole. Ils ont quand même des maisons faites de briques et de toits en taule.

Mais, on voit qu'ils manquent de beaucoup de choses. Il a plu cette nuit, ils sont frigorifiés, ils ont juste un pagne sur les épaules, pour se couvrir. La plupart des enfants sont pieds nus dans la boue, ils grelottent.
Ici, ils parlent le Swahili ; C'est facile pour nous, on ne comprend rien.
Après Sumbawanga, nous prenons la piste de gauche, direction le lac de Tanganyika à Kala. La piste est à peu près bien, pour devenir mauvaise où nous croisons plusieurs chargements de charbons de bois en vélos.


Nous croisons un tracteur avec une remorque remplie de sacs de charbons de bois également, et là, ça ne passe pas, il faut se ranger du mieux que possible, sans tomber dans les marécages, impossible de reculer à cause des trous et de la boue.Ca passe limite...


Au fur et à mesure des kms, la piste devient catastrophique, des trous, de la boue, on glisse, on se prend un arbre, mais on ne reste pas coincer et après 5 heures de piste, nous arrivons à Kala, au bord de ce lac.


Ce lac est le plus long du monde, il mesure 675 kms sur 50 kms de large et 1434 m de profondeur. A Kala, on se renseigne sur la piste qui longe le lac pour rejoindre Kipili. Mauvaise nouvelle, elle n'existe plus. Le seul chemin est de revenir sur nos pas. Oh non ! Pas ça !
Il est 16 h, on nous indique la Mission Catholique, c'est là que nous passons la nuit. Le Père Peter nous laisse nous installer sur la terrasse.

C'est magnifique, en face de nous, la RDC.
Le Père Peter parle anglais, il est heureux de voir du monde, il n'y a même pas de réseau de téléphone ici. Normalement en mai, ils vont installer une antenne, il a hâte.
Allez, oublions notre journée de demain, la galère qui nous attend, profitons de cette soirée et de ce lieu magique.

 
Il est 6 heures du matin, les cloches sonnent, sonnent, à se demander si le Père n'est pas resté accroché à la corde. On se lève, on déjeune face au lac.


On range nos affaires et nous partons avec Peter visiter le village, l'école, le dispensaire, le couvent. Quel endroit ! Magnifique.

Et puis, il y a Rose, la sœur de Peter, qui est venue lui rendre visite, une merveille, un rayon de soleil.
Voilà, nous reprenons notre piste infernale, suivis des enfants qui courent le long de la voiture.

Devant nous, un convoi en Toyota, qui part du village chargé comme une mule, de marchandises et de personnes.
On le suit, la piste n'a pas changé depuis hier, aussi désastreuse, mais cette fois ci nous mettons seulement 4 heures. JP a géré les trous d'eau et la boue comme un chef et la soudure des lames arrière résistent.


Nous trouvons une piste tranquille pour passer la nuit et à 23h30, une voiture s'arrête près de nous, on entend parler, ils sont plusieurs. JP ouvre une fenêtre, c'est la police. JP descend, s'habille et sort de la voiture. Ils lui posent plein de questions, d'où on vient ? Qui on est ? Où on a ? Combien de personnes dans la voiture ? Ils nous disent, que ce sont des agriculteurs qui ont vu la voiture, ont eu peur et ont appelé la police. Ils nous demandent de plier nos affaires et de les suivre, ils nous emmènent ailleurs pour dormir, pour notre sécurité. On les suit et après quelques kms, on prend une piste jusqu'à un grand dépôt où un poste de police est installé. Avant de nous laisser, ils prennent nos coordonnées, e- mail, tel de France, car ils veulent rester en contact avec nous.
Nous passons la nuit ici, tranquillement et c'est au matin, que nous comprenons que c'est le lieu où ils entreposent les camions du chantier de la route en construction, gardés par la police. Après une nuit bien animée, nous filons sur Kipili.


Kipili, encore un bel endroit, au bord de ce lac où l'eau est d'une grande clarté. Nous restons ici 2jours, où nous profitons pour nous reposer, nous balader en pirogue avec Baptiste, qui nous emmène relever ses trappes, voir si il y a du poisson .Trappes que son père a fabriqué lui-même, à l'aide de cordes et de bois.


Nous passons de barques en barques et achetons du poisson, pour ce soir.

On est vrai bien ici, chez Robert's, au bout du village, au bord du lac. Il fait camping à un prix très confortable : 10000sht pour 2= 5 euros. Nous sommes dans sa propriété, un bel endroit, tranquille où l'on peut observer de belles scènes de vie de bord de lac. Face à nous de nombreuses îles.


Notre remontée continue par la traversée du Katavi national parc, où nous dormons au River side camp, au bord de la rivière noire.

 

Si sombre, que l'on voit à peine les nombreux hippos qui se prélassent, on les confond avec des rochers. Il paraît, que plus de 300 hippos vivent ici, durant la saison sèche...


Cette nuit, nous avons de nouveau entendu les hyènes.
A Mpanda, nous faisons nos courses, avec l'aide de Thomas, un monsieur qui nous emmène partout où l'on peut trouver ce que nous avons envie : Viande, fruits, légumes, un joli petit barbecue. Ici, dans l'ouest de la Tanzanie, il n'y a pas de supermarché, ce n'est pas simple pour faire les courses, on passe beaucoup de temps à courir de magasins en magasins.
Nous mettons 2 jours pour arriver à Kigoma, malgré que la piste soit refaite. Et sur le conseil de Pierre et des reporters espagnols rencontrés au Malawi, nous allons au camping de Jakobsen beach, en pleine forêt, avec de belles petites plages privées, en compagnie d'une famille zèbre et de singes que l'on surveille de près.

 

JP a sorti sa fronde, ils en ont très peur, mais pour le moment ils sont occupés à ramasser des champignons


Evidemment, nous oublions de rentrer la poubelle avant d'aller se baigner, et là, ils ont profité de notre absence pour foutre un bordel pas possible.

Nous sommes le mardi 03 mars 2015.
Nous sommes surpris par la pauvreté de ce côté Tanzanien. On entend tellement parler de la Tanzanie, ses touristes, ses parcs nationaux, mais ce n'est qu'une petite facette de ce pays qui profite de ce tourisme, les autres....Il y a plus de pistes que de routes et celles-ci laissent à désirer.
Ce jeudi 05 mars, nous reprenons une petite route, direction le Burundi (pays que l'on ne visitera pas) jusqu'à Manyovu. Nous sommes remontés en altitude, il fait presque froid !!! Et là, des bananes ça ne manquent pas. Des bananeraies à perte de vue plantées sur ces montagnes verdoyantes, une merveille.


A Manyovu, nous bifurquons sur la droite, par la piste pour rejoindre Kasulu. Si on regarde la carte, nous faisons un détour, mais nous allons voir un groupe de jeunes architectes allemands rencontrés à Kigoma, ils construisent une cantine dans une école secondaire qui est un internat à Kibwigwa, un petit village. Ils nous ont demandés de venir voir leur projet. Et quel projet ! Ils sont 22 jeunes architectes, ont payé leur voyage pour venir construire leur cantine et financent eux même leur séjour. JP s'est mis au travail.


Nous passons une journée et une soirée en leur compagnie, partageons leur repas. Ils vivent à l'arrache dans une pièce, qui leur sert de dortoir.

Une belle motivation, un beau projet.
Nous, nous dormons dans la cour du pensionnat, au milieu de planches et de tout. Dommage, nous ne verrons pas la fin de cette construction, mais si un de vous lecteur passez pas très loin, allez voir leur œuvre et prenez une photo pour nous. Le début de la construction de la charpente est belle, le résultat final devrait être super.
Nous reprenons notre piste poussiéreuse (Kibondo,Nyakanazi, Runzewe ) et bifurquons sur la gauche (Buseresere, Geita, Sengerema ). Entre Busuresere et Runzewe, nous trouvons un beau coin de bivouac, une belle prairie. Cette fois ci, nous ne nous cachons pas, nous restons au bord de la piste de vélos.


Les femmes, les hommes, les enfants nous font signes, rigolent. D'autres sont craintifs et passent très vite, la tête baissée.
Notre trajet est toujours rempli d'images, de scènes de vie, qui nous laisse parfois sans voix. Ces hommes en vélo, chargés comme des mules, ces femmes coiffées de leur seau d'eau ou de leur bois, avec toujours leur beau sourire, cet enfant qui a du emprunter le vélo de sa mère, sa tête ne dépasse pas le guidon lorsqu'il pédale. Et, ce petit bout qui marche à peine, assis sur le porte bagage, se tenant à la selle avec sa grande sœur de 10 ans à peine, qui mène le vélo...On s'interroge parfois.
Il est 12h20, ce samedi 7 mars, nous sommes au bord du lac Victoria ( le plus grand d'Afrique ), nous attendons le bac, pour nous rendre sur Mwanza. Nous payons 7000 SHT pour la voiture et nous deux, et attendons la troisième rotation pour embarquer.


Nous nous rendons au « Yacht club » de Mwanza qui fait camping : S 02.31, 746- E 32.53, 674 . Mwanza est une jolie ville, toutes ces maisons sont perchées sur les collines qui bordent le lac, construites entre les gros rocs de pierre et les arbres. Beaucoup de charme.


Les pêcheurs ont de drôles de pirogues, faites en bambou.


Nous restons ici 2 jours car le coin est tranquille et le site sympa, en plus le resto fait de bonnes tapas et pizzas. J'en profite pour envoyer le récit et les photos du Malawi sur le blog. Nous achetons une batterie, la notre a lâchée sur le bac, ce qui a bien fait rire les blacks.Le seul blanc, avec un gros 4x4 en panne !!! Ils ont été cools, personne n'a rouspété, ils ont attendu que l'on démarre avec les câbles.
Nous sommes le lundi 9 mars au matin, nous prenons la route qui longe le lac, direction Bunda, pour rentrer dans le parc du Serengeti par la porte Ndabaka. On a l'impression de changer de pays, la végétation est sèche, aucun nuage, les troupeaux de zébus sont maigres et les veaux n'ont que leur cuir sur le dos. On ne parle plus en shilling mais en dollar, nous arrivons vers les grands parcs du nord, ces lieux touristiques.
Nous dormons dans un Lodge »Ndabaka », juste vers l'entrée du parc. Il nous laisse une chambre pour la salle de bain et les toilettes pour 20 $ la nuit. Il y a également un campsite à l'entrée du parc, joli coin sous les acacias avec de gros babouins, mais à 30 $ par personne, donc pas de regret.

 

 

 

 

 

 

Commentaires



Autres récits de voyage

Autres Recits en Tanzanie